La maison de l'environnement

Du presbytère... à la Maison de l'environnement
 
Le presbytère
Le presbytère du village de La Rivière Drugeon date du XVIII ème siècle.


Le site comprenait une cour d'entrée (au Nord-Est), le bâtiment, une petite cour intérieure avec une porte donnant sur le Drugeon, le jardin de curé, constitué de 6 carrés et d'allées, destiné uniquement à l'utilisation par le curé, un belvédère dominant le Drugeon, l'étang et la partie sud du village. Tout ceci étant un lieu clos entouré d'un mur dont une partie est un ancien rempart du village comprenant la tour carré dite du château. La partie sud-ouest de la terrasse correspond à une ancienne tour du château, dont on retrouve la forme carrée. En son milieu le terrain forme une dépression, qui correspond à l’entrée rebouchée d’un souterrain. Ce dernier rejoindrait l’église. Une petite fenêtre dans le rempart indique également sa présence.
Personne n'avait accès au jardin du curé.
 
Le presbytère est implanté sur une parcelle délimitée par les anciens remparts du XIVème siècle.
Il a été construit en 2 phases : la première datant vraisemblablement de la fin du XVIIIème puis agrandi vers le milieu du XIXème, en témoigne la charpente agrandie à partir des fermes d'origine.
La construction est en maçonnerie de pierre enduite avec encadrements de portes et fenêtres en pierre massive ; la porte d'entrée comporte un moulurage. La toiture est à forte pente couverte en tuile écaille à petit moule (environ 70 tuiles /m2) ; elle est encore de bonne qualité avant la réhabilitation.
Le bâtiment comporte un grand nombre de pièces, dont une bonne partie comporte des boiseries sobres, ainsi qu'une grande cave voutée.
 
De tout temps le jardin a été un lieu important pour le curé.
Vivrier, il fournissait plantes, légumes et fruits au curé ;
Utilitaire, les plantes médicinales servait à soigner, des plants de vigne fournissait le vin de messe ; Ornemental, certaine fleurs cultivées servaient à décorer l'église et les bordures de buis fournissaient les rameaux destinés à asperger d'eau bénite les fidèles le jour des Rameaux.
Et enfin lieu de promenade, repos, méditation et prière. Jadis on pouvait percevoir le curé lisant son bréviaire à l'ombre d'un arbre ou faisant les cents pas dans les allées.
 


 

La toiture a été refaite en totalité en 1984.
 


 
A la fin des années 80, la mairie a souhaité la restauration des remparts qui soutiennent le jardin, remparts envahis par la végétation et particulièrement les lilas, qui poussaient jusque dans le mur.
 
Quel avenir pour ce patrimoine ?
Depuis 1905 le presbytère appartient à la commune de La Rivière Drugeon et fait partie du riche patrimoine de cette commune.
La commune de La Rivière Drugeon, par son maire Christian Bouday – maire de 1983 à 2008 -  n'a jamais voulu se séparer de ce patrimoine bâti, ni le transformer en appartements à louer. Ce patrimoine demandant de plus en plus de travaux d'entretien, le Conseil Municipal menait une réflexion sur son devenir depuis l'an 2000.
La volonté de la Commune a été de conserver ce patrimoine et de lui donner une vocation publique. Un projet de salles municipales et de logements sociaux a été abandonné devant la difficulté d'une cohabitation.
 
En février 2003, le Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement du Haut-Doubs, basé à Frasne, recherche un bâtiment de caractère plus approprié à ses activités dans une commune de la vallée du Drugeon.
La commune de La Rivière Drugeon se porte candidate pour accueillir cette association. Ainsi naît en été 2003 pour ce site et ce bâtiment le projet de la Maison de l'environnement de la vallée du Drugeon.
 
De 2003 à 2005 sont réalisés un avant-projet puis un projet de réhabilitation.
La Communauté de communes du plateau de Frasne et du val du Drugeon apporte son aide à la commune pour construire le projet mais ne souhaite pas en être le maître d'ouvrage. La commune  a donc été le maître d'ouvrage des travaux de réhabilitation du bâtiment puis du jardin.
Le coût est estimé à environ 850 000 euros. Les subventions obtenues seront les suivantes :
25 % de l'Etat, 25 % du Conseil Régional de Franche-Comté, 25 % du Conseil Général du Doubs et le reste, soit également 25 %, à la charge de la commune.

                   
 
La réhabilitation du bâtiment
Les grandes lignes de la réhabilitation ont été les suivantes :
 

  • Conservation au maximum de l'existant, des éléments qui le permettent afin de garder l'esprit du lieu.
  • Conservation de l'ensemble d